MUSIC BY Tranding YesterdayUn de ces nombreux matins glacials, je sortais de mon cours d'anglais, encore une fois peu encourageant. Mes frères n'étaient pas du genre à m'attendre, ils filèrent aussi vite que possible me laissant seule leur emboiter le pas. D'un pas fainéant, j'arpenter le couloir, submerger par les pensées de chacun. Soudain, un attroupement se forma près de la sortie du bâtiment. Stupide humains ! Tout pour se faire remarquer... Subitement, le grand maigre devant moi me renseigna bien involontairement de l'événement se déroulant.
- « Apparemment, ce sont les nouveaux qui tiennent tête aux frères Mason ! » s'exclama-t-il auprès de son compagnon.
Voilà, qu'ils faisaient encore des leurs ! Je me précipitais vers eux pour les séparer une énième fois depuis qu'ils s'étaient permis d'envahir notre espace. Je me faufilais donc dans la foule, tout en discrétion et d'une grâce infinie. Je m'interposais par la suite entre les deux groupes qu'ils formèrent. Je stoppais mon frère, près à bondir sous leurs provocation incessante. Ses prunelles étaient telles de l'encre. La rage les submergeait entièrement.
- « Caleb, ce n'est ni l'endroit ni le moment. Calme-toi. »]suggérai-je, la main poster sur son torse.
- « C'est ca Sangsue ! Ecoute donc ta frangine ! » fit le leader de la bande adverse, près lui aussi à bondir si l'occasion s'en présentait. Tout comme nous, ils étaient trois.
Trois frères, bien costaud. Leur imposante musculature en étonnait plus d'un, mais contrairement aux autres élèves nous, nous savions leur véritable nature. La cause que leur grande taille, et de leur physique hors norme. Bon sang ! En agissant ainsi et en ne mesurant pas ses paroles, il nous mettait tous en danger. Visiblement, l'éducation n'était pas leur point fort. Le souffle du vent vint tournoyer autour de nous, laissant échapper leur odeur répugnante. BEURK ! Cependant, leur beauté égalait presque la notre. Leur peau mate s'accordait parfaitement à notre peau neige.
- « Caleb, Kayann on s'en va ! » ordonnai-je, sur un ton sec et mesuré.
Mes frères me suivirent sans trop s'opposais parce qu'ils savaient qu'il ne fallait pas compromettre notre intégrité. Ils partirent devant moi, fou de rages aussi bien l'un que l'autre. Les frères Denahi firent de même, en plus bruyant cependant. Quelle discrétion dite moi ! Alors que je m'enfonçais dans le parking, à l'abri des regards et pensées des autres, l'un d'eux m'interpella, le plus jeune avec lequel j'avais légèrement créé plus qu'une amitié depuis leur arrivée, au grand désespoir de ma famille et de la sienne.
- « Selene ! Excuse-les, ils aiment les ennuis plus que personne d'autre... » siffla-t-il. Je ne relevai pas dans un premier temps, puis je fronçais les sourcils et le scruta méchamment du regard.
- « Tiens tes stupides chiens de frangins en laisse.» rétorquais-je sèchement. Il se raidit et serra la mâchoire, contrôlant les tremblements qui l'envahirent subitement. Effectivement, ce n'était pas le moment de se transformer !
- « Alors on en est réduit à ca ? »
- « Quoi donc ? »
- « A se détester parce que c'a toujours été ainsi depuis toujours... » bougonna-t-il. Silence.
- « Ayden, tu sais tout autant que moi que les Lycans et les vampires ne peuvent coexister ensemble. Ce serait contre nature. »
- « Nous coexistons bien avec les humains ! Ou est la différence Selene ?! »
- « Nous ne sommes pas guerre avec eux. De toute manière, les cabots n'ont jamais été ma tasse de thé ! Vous êtes une source de problème.» m'esclaffai-je.
Les mots me faisaient mal, m'écorchaient le bout des lèvres parce que le mensonge était beaucoup trop énorme pour que j'en fus moi même persuadé. Son regard déçu me fendit le c½ur. Nous étions beaucoup trop différent l'un de l'autre pour laisser les sentiments prendre le dessus sur la raison. Nous nous quittâmes frustré l'un et l'autre. Lui rejoignit ses frères, moi les miens. Les complications devenaient beaucoup trop évidentes et me risquer à succomber, m'assurait une mort probable.
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